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Chanteur, auteur, compositeur, bricoleur, joueur, obsédé textuel, pianiste tout terrain, Chenu s’est forgé un répertoire bien à lui, drôle, tendre, humain.

Depuis plus de trente ans ce rêveur infatigable navigue entre la création de spectacles autour d’auteurs qu’il affectionne et l’écriture de ses propres textes.

 

Ses « chansons spectaculaires » (plus de 100 titres) sont autant de petits numéros poético-caustiques, moments de théâtre et morceaux de vie où les personnages défilent, curieux et décalés, nous renvoyant notre propre image…

 

Tout un jeu entre Chenu, son piano et le public.

Chenu apparaît souvent où on ne l’attend pas…passe de Gilles à Vian…de Trenet à Gainsbourg…de Brassens à Ferré…dialogue avec une danseuse…déambule dans les rues de Genève…investit le Victoria Hall…écrit des pièces pour la main gauche... dit la Prose du Transsibérien…enseigne…s’emberlificote sur un piano qui se déglingue…

Artiste singulier, Chenu chante la différence, cultive la poésie, la fragilité. Un drôle d’oiseau...qui préfère jouer

« sur la touche » plutôt que sur les réseaux sociaux.

Sur la scène il est comme un poisson dans l’eau! Heureux.

Mais il préfère encore le silence…et dans la forêt,

le murmure des oiseaux.

Un artiste suspect.

A suivre de près…

photo : Loris Von Siebenthal

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photo : Pablo Chenu

bio [dégradable]

Le 12 février 1957 -jour de sa naissance- Pascal Chenu montre déjà des dispositions musicales et théâtrales (cris successifs, sourires).

Depuis ce jour et jusqu’à l’âge de 14 ans il développe ses facultés vocales en créant une méthode originale qui consiste, en position horizontale et en s’endormant, à se balancer et à chanter la syllabe « hin…han…hin » tout en maintenant son pouce dans la bouche.

En 1964 il commence le piano auprès de Mlle Célestine (77 années d’expérience). Il répète chez Mémé Charlotte pendant qu’elle passe l’aspirateur, découvrant ainsi les joies de la musique de chambre.

Enfant de chœur de 1966 à 1973, il développera un goût immodéré pour la scène et le show. A 14 ans il choisit de ne pas abandonner le piano afin de ne pas décevoir ses parents. En 1979 il forme un groupe pop et découvre ainsi le plaisir d’épater les filles malgré son extrême timidité.

Il tient occasionnellement l’orgue de l’église de Thônex, affectionnant particulièrement les musiques d’enterrement. Il entre ensuite au Conservatoire (il y est encore).

En 1978 il a l’occasion de pratiquer pendant 6 mois, le

« violon » au pénitencier de Bellechasse puis à Champ-Dollon auprès de matons attentifs. Après son certificat de piano, il choisit de se perfectionner auprès du professeur-castrateur Léon Ngmadiptrgrrrrf.

Après le décès de celui-ci, il rate brillamment sa virtuosité. L’échec l’encourage à quitter la voie classique. Il devient pianiste-répétiteur dans école de tutus roses à Genève.

 

Après deux ans de jetés et de sautillés, il s’enrôle dans un institut de musique. Il y enseigne depuis 40 ans les joies du piano sans douleur. Après des études sentimentales, quelques thérapies et la joie d’être papa, il trouve enfin la stabilité affective qui lui permettra de se montrer tel qu’il est, de jouer ce qu’il veut et de composer le CV qui lui plaît.

 

Chenu a participé en 2020 au fameux séminaire « Le bonheur de respirer » à l’Hôpital d’Annecy lors des célébrations du Covid 19.

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photo : Pablo Chenu